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Mais où commence donc la peinture ?

 

 

Il y a un mystère que je n’ai jamais su élucider, celui d’être poussé par cette nécessité de se confronter avec cet acte insensé de peindre.

Ce n’est pas pendant mes courts passages à l’école des Beaux Arts de Nantes et à l’ ENSBA de Paris que j’ai trouvé la ou les réponses à cette question.

Ce dont je suis sûr c’est que ce besoin de couvrir ces toiles blanches s’est construit jour près jour année, après année, en s’alimentant de ce qui fait la vie d’un homme avec le sentiment permanent que tout a déjà été fait mais que tout est encore à faire.

J’aime beaucoup la façon dont Pascal Quignard définit l’art

« comme un écho d’un déjà existant qu’on invente ».

Cette approche de l’art m’a beaucoup apaisé parce qu’elle rend possible ce chemin dans cette aventure où tout a déjà été fait et si bien fait.

 

 

 

Ma peinture s’inscrit dans le courant que l’on appelle l’abstraction,

C’est un courant de peinture qui ne cherche pas à représenter quelque chose d’identifiable à la réalité. Ce n’est plus le sujet qui domine.

L’objet est la peinture elle-même. C’est l’émotion qui dicte le geste.

 

 

Ma peinture foncièrement abstraite trouve peut-être racine dans le rapport très étroit que j’entretien avec le dessin et le besoin obstiné dans mes carnets de voyage de capter par le trait de crayon les morceaux de paysages traversés

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